Dissonance et déséquilibre entre le haut et le bas

Un sourire et le bonjour à vous qui lisez ces quelques lignes,

Aujourd’hui, je souhaiterais parler de ce que nous créons toutes et tous inconsciemment et qui nous empêche de nous élever vers les hauteurs dont nous rêvons consciemment : le déséquilibre entre le positif et le négatif.

Beaucoup ne le savent pas, mais il s’avère que nous ancrons profondément en nous-mêmes non pas une quelconque réalité mais bien ce qui amène le plus d’émotions. Et que ces dernières soient positives ou négatives importe peu, il faut bien le reconnaître.

C’est d’ailleurs là que réside une grande partie du succès d’un travail hypnotique, à savoir la capacité de rêver suffisamment fort ce que nous voulons et, ainsi, de créer des nouvelles données positives qui vont aller directement nourrir notre système de croyances internes. C’est aussi principalement pour cette raison que l’hypnose est extrêmement efficace chez les enfants, car ils portent en eux une incroyable capacité à s’évader dans les mondes merveilleux de l’imaginaire.

Maintenant, prenons deux minutes pour observer ce que tout le monde fait plus ou moins régulièrement: ruminer.

Qui n’a jamais vécu ces moments perdus dans ces espaces intérieurs à ressasser encore et encore une situation, un problème, un conflit ou n’importe laquelle de ces « choses » qui prennent la tête et empêchent de voir tout le reste? Sur quelle durée sommes-nous capables d’investir notre énergie à revivre l’histoire, changer inlassablement le scénario, les dialogues voire même les protagonistes? Avec quelle intensité? Nous devenons alors des virtuoses de l’imagination, tout y passe à une vitesse parfois prodigieuse.

Et les moments géniaux dans tout cela? Comparons un peu, si vous le voulez bien…

C’est une journée radieuse, vous vivez des heures merveilleuses en compagnie de celles et ceux que vous aimez, il y a des rires sur les visages et des éclats de joie un peu partout, les heures filent entre vos doigts alors que vous souhaiteriez uniquement suspendre le tic-tac des horloges afin qu’elles cessent d’égrener ces secondes qui s’échappent bien malgré vous…

Vous rentrez chez vous des étoiles dans les yeux et dans le coeur, vous vous couchez avec cette sensation de bienheureuse irréalité et vous vous réveillez le lendemain avec ces souvenirs qui vont vous accompagner… combien de temps au fait? Combien de temps va-t-il s’écouler avant que votre mental vous murmure qu’il serait temps d’atterrir, de redescendre, d’arrêter de rêver? Quelques jours? Au mieux quelques semaines?

Nous fonctionnons toutes et tous, intrinsèquement, ainsi et que nous le voulions ou non n’a aucune espèce d’importance tant que nous n’en avons pas pris conscience. Notre monde nous a appris dès notre plus jeune âge à faire comme cela, il nous a conditionnés à « redescendre sur terre ».

Or, alors que nous savons de manière scientifique que le cerveau humain enregistre systématiquement les émotions les plus puissantes, que se passe-t-il ensuite?

Nous ancrons le négatif. De manière totalement disproportionnée. L’équilibre n’existe plus, notre énergie chute et nous rencontrons de plus en plus de difficultés à sortir du cercle infernal.

Car une pensée de peur, de tristesse ou de colère amène directement une autre pensée de même vibration. Encore et encore jusqu’à ce moment où nous parvenons enfin à nous secouer et à sortir de notre léthargie.

L’inverse fonctionne exactement de la même manière… une pensée joyeuse en amène une autre tout comme un sourire en amène un autre. Tombez amoureux et il vous semblera que c’est le monde lui-même qui s’est subitement transformé. Vous pourriez même déplacer des montagnes pour la simple raison que l’émotion suscitée est d’une telle puissance qu’elle surpasse toutes les autres. Vous avez changé votre vibration. Rien de plus mais rien de moins non plus…

C’est la raison pour laquelle nous sommes bombardés de phrases évoquant la « pensée positive », au-delà de tous ces principes new-age en finalité dénués de réels fondements. Parce que l’effet boule de neige existe bel et bien, dans un sens comme dans l’autre.

Ce n’est pas facile. C’est même parfois un réel challenge de mettre cela en pratique, surtout lorsque nous sommes sous l’eau, en mode survie et warriors des bacs à sable.

Il est donc essentiel de ne pas viser trop haut mais, au contraire, d’ajuster pas à pas. Parfois, il suffit d’aller marcher quelques minutes dans la nature pour initier le mouvement, parfois se forcer à lire, parfois se confier à une personne proche qui saura accueillir et amener un sourire. Dans un second temps, l’autohypnose ou encore la méditation sont des aides précieuses lors de ces périodes difficiles.

Quoiqu’il en soit, s’habituer à changer ce pattern, l’intégrer, forcer le cerveau à se focaliser sur tout ce qui crée de belles émotions (ou, a minima, neutres) et, surtout, arrêter de l’obliger à « redescendre sur terre » alors qu’il est si bien, lui, dans les hauteurs vertigineuses que seules peuvent amener les émotions de joie, d’amour ou d’accomplissement!

Jacques Brel a dit un jour « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns« .

J’ai, moi, envie de vous dire qu’il semblerait bien que le moment soit venu pour nous de nous y mettre. Et tous ensemble afin de mettre suffisamment de couleurs dans ce monde pour le changer pour de bon!

Que ce mois d’avril vous soit lumineux!

Souvenons-nous que le printemps est cette période de renaissance dont le rôle est de signifier à la nature qu’il est temps pour elle de doucement se réveiller…

Bien à vous,

L’hypno.


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